Il n'y a qu'une seule morale qui vaille dans cette histoire, une seule donnée essentielle : nous ne sommes que de dérisoires étincelles au regard de l'univers. Puissions-nous avoir la sagesse de ne pas l'oublier.

À lire aussi de Hubert Reeves

Si un jour une montagne accouchait d'une souris, il faudrait crier au plus extraordinaire des miracles.
« Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre. » C'est l'une des versions de la phrase attribuée à Albert Einstein. Voici un aperçu de ce que l'on trouve sur Internet :
Le baume du temps est passé et les blessures se sont cicatrisées.
Le temps passe et je « passe » dans le temps, c'est un phénomène que je vis, que je sens, qui me transporte irrésistiblement. Tout ce dont je suis sûr, c'est qu'il est plus âgé que moi, mais quand a-t-il commencé ? C'est l'idée de « création », présente dans un grand nombre de traditions religieuses, en particulier dans la Genèse, qui nous interpelle. Elle implique qu'il fut un temps pendant lequel il n'y avait « rien », que le monde n'a pas toujours existé, qu'il est apparu soudain comme sortant d'un néant primordial ou du chapeau d'un magicien. Cette idée est purement spéculative. Une invention de l'esprit humain.
La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière.
Toutes les citations de Hubert Reeves →